Formulaire de recherche

Récit de 1940

Mon grand-père maternel a tenu un journal pendant sa captivité en Allemagne. Le carnet qui a subi les outrages du temps et des souris ne m'a permis de reproduire intégralement le texte. Mon grand-père, qui avait le grade de maréchal des logis, a été capturé le 25 juin 1940 dans les Vosges. L'itinéraire emprunté par mon grand-père pour revenir dans son village le 10 septembre 1945 sera sans doute l'objet de recherches ultérieures …

 

Nous étions bien prisonniers mais nos officiers ne voulaient pas nous le dire….Enfin, le 28 Juin à midi, nous prenons la route pour Strasbourg, le régiment en ordre avec notre le colonel avec nous, mais en voiture bien entendu. Nous faisons la route de Xaon à Strasbourg en trois étapes…Il faisait assez beau. Sur la route, des bonnes gens nous donnaient à boire. Arrivés à Mutzig vers six ou sept heures du soir, nous avons couché dans une caserne. Le lendemain, 30 juin, c'est al troisième étape entre Mutzig et Strasbourg : 31 km, la plus dure. Départ à quatre heures trente. Il a fait très chaud. Heureusement que des bonnes gens nous donnaient à boire. Arrivés à Strasbourg à 6 heures….Nous allions y rester pendant un mois. Nous n'avions rien à faire. On passait les journées à jouer aux cartes. C'est là que je vis Léon Lévêque et Maurice Guelton du 37ème Régiment d'Infanterie, ainsi que des gars de Bertry, Caullery, Clary et Montigny, tous du 37ème RI. Nous passons un mois ensemble. Nous étions toujours nourris par notre roulante car le régiment…..Le 14 juillet, toute l'après-midi ce ft la fête. Le 17 Juillet, on nous apprend que les alsaciens sont libérés. Mauvais signe pournous. Quelques jours après, c'est nos officiers qui partaient pour l'Allemagne. Des camions viennent les chercher à la porte de l'usine. Pendant tout le mois, à raison d'une fois par jour…… Nous partons pour une destination inconnue. Sur la route, nous rencontrons un alsacien de notre batterie qui a été libéré. Il nous apprend que c'est pour l'Allemagne que nous partons. On ne voulait pas le croire. Enfin, nous prenons le train à raison de 40 par wagon et nous atterrissons le 31 juillet en Allemagne….. J'ai retrouvé là Léon Lévêque et Maurice Guelton et quelques copains des environs. Nous sommes restés quelques jours ensemble. Ensuite nous avons à former un convoi pour aller travailler. J'ai regretté par la suite de n'être pas resté avec les copains du Cambrésis…. Enfin nous embarquons à 14 pour Guisen (?). Nous montons dans une charrette à foin et nous voilà parti. Nous arrivons là-bas vers 9 heures du soir. Nous descendons dans un bistroto où étaient des boers du villages. C'est un nommé Picot qui me désigne pour aller travailler chez lui. Après avoir bu notre canette, le gardien nous emmène….. Le nommé Picot vient me chercher à 5H30 du matin. Il emmène un lit et un édredon. Enfin, je n'étais pas trop mal pour un prisonnier. J'avais 2 km de route à faire pour aller au boulot. Je restais dasn cette ferme pour la moisson car je rentrais à Drenbourg ( ?) le 4 septembre. Ce jour, je suis allé couper du bois dans une maison particulière. Nous étions deux. Nous avons bien mangé….. On me désigne avec plusieurs copains, un de Lyon et un de Boulogne sur Mer pour aller travailler chez un marchand de charbon de la ville. Travail de 8H00 à 12H00 et de 2H00 à 6H00. Nous couchons en prisons. Là j'ai peiné pour porter les sacs de charbon, surtout dans le début après cela a été mieux. Je suis resté jusqu'au 18 mars 1941 dans cette firme pour aller travailler ensuite au chantier de la ville pendant un mois …..On me désigna pour nettoyer la place les jours de marché…..Nous mangeons très bien. Le patron étant très chic, nous couchons à la ferme….Je partis le 25 avril. Ce n'était pas très rigolo ainsi je n'y restais pas longtemps. Le 4 Mai , le sous-officier me dit d'aller chez Klimes. Je connaissais très bien, malheureusement, je n'y restait qu'une journée car le gardien vient le soir me trouver en me disant que le lendemain de partir avec toutes mes affaires. Là, à la campagne, le sous officier me casa de nouveau à Settuhen, chez Quass. J'arrive pour sarcler les betteraves. C'était la première fois que je faisais ce boulot. Il fallait les démarrier. Elles étaient très sales. Ensuite, ce fut la moisson, les semailles, l'arrachage des pommes de terre. Là je fus souffrant. Ensuite, ce fut les betteraves et les labours. Le 11 octobre, je fus mordu par un chien. Je ne suis pas bien. Je souffre, aussi le 21, j'étais à l'infirmerie jusqu'au 30, c'était un samedi. Le dimanche, je pus me reposer pour le lundi reprendre les labours. Le mercredi et le jeudi : batteuse chez Quass. La semaine suivante, je fis deux jours de batteuse. La neige fait son apparition le 7 novembre. Je parti de chez Quass par accident le 8 décembre. C'est à cause d'une jument qui a fait son poulain avant terme. Le patron m'a mis à la porte en me disant que c'était de ma faute parce que je frappais les chevaux, ce qui n'était pas vrai. Enfin, je restais à Settichen ( ?). Je partis chez Kebralka, une très mauvaise maison. Aussi, je n'y restais qu'un mois. Tous les jours, c'était la guerre. Là, nous étions deux français. Le copain est arrivé le lendemain de moi, c'était un parisien, un garçon de café. Je m'occupais des vaches et lui des chevaux. Nous passâmes les fêtes de Noël et de Nouvel An assez bien, quand, le 7 janvier, le patron nous dit qu'il va en venir d'autres, qu'il ne veut plus de français. Aussi nous finissions le boulot des bêtes et ensuite nous partons trouver le gardien en lui disant que nous voulons partir car le patron nous avait dit qu'il allait en venir d'autres, mais plus des français. En accord avec l'adjudant, il nous dit d'aller chercher nos valises et que le lendemain nous partirons pour la campagne à Trenbourg ( ?). Nous partîmes donc chez Kebralka pour chercher nos valises, mais en arrivant, nous trouvons notre chambre fermée. Nous demandons la clef, mais la patronne ne veut pas nous la donner. Elle nous dit d'aller travailler. Nous lui répondîmes que c'était fini de travailler pour eux. Pendant que nous étions parti trouver le gardien, elle avait été chercher son mari qui était gardien de russes à 1 km de chez lui. Il s'était caché pour notre arrivée. Quand nous eûmes dit que c'était fini de travailler pour eux, il s'est montré en nous insultant et en nous frappant de coups de poing et coups de pied. Il sortit sa baïonnette et heureusement de sa femme qui l'a retenu. Quand nous vîmes cela, nous partîmes chercher le gardien pour nous ouvrir la porte. Le sous-officier et le gardien revinrent avec nous et là nous eûmes la clef. Nous fîmes nos valises et nous repartons pour la quatrième fois à Keisen ( ?), lieu où se trouve le gardien. Nous couchons dans un lager et le lendemain, samedi 8 janvier, nous partîmes pour Trebourg au train de 6H05. A la compagnie, on ne s'occupe pas de nous jusque midi. L'après-midi, nous allons faire un wagon de briquettes. Le diamnche : repos complet et le lundi 10 janvier, je suis embauché chez Rogalla. Changement de secteur. Là je fis la connaissance de Albert Caudrelier et de Hasnon ainsi que d'un type de Valenciennes. Je restais chez Rogalla jusqu'à l'évacuation qui eu lieu le 22 octobre 1944. j'évacuais à Rosenggen. Rogalla fit son cantonnement chez la Frau Khun. Il n'y avait qu'un français à Kosenggen. Il était justement là. J'aidais le copain aux labours jusqu'au 12 novembre. Le 13, je retourne à la compagnie avec trois autres gars dont Albert Caudrelier. Ayant déjà affluence, on nous envoya à la compagnie de Joannesbourg. Là, nous trouvons quatre copains de Cressbourg. Ainsi, nous formions un groupe de 8. La compagnie nous envoya en Kommando de forêt à Rundolfwolde. Nous y arrivons le 16 novembre. Le forestier se nommait Lampe. Le travail consistait à scier des bouleaux et à fendre. Je fis équipe avec Albert Caudrelier. L'équipe de Rudolfwode : Cuisinard Jean, Lenoble Eugène, Caudrelier Albert, Bourgeois Gustave, Campon Marcel, Bardouille Joseph, Duconge André et Dongué Jean. Nous restâmes en forêt jusqu'à la nouvelle évacuation, c'est à dire le 23 janvier1945. Ce jour, le gardien, nous conduisis à Erchendorf, c'est à dire à 8 km de Kerdolfewalde où un adjudant rassemblait les français n'ayant plus de patron. Le mercredi 24, à 5H00 du matin, nous primes la route en direction de Kestenbourg. Nous avions fabriqué une schlutt avec des skis pour transporter nos bagages. Mais c'était très dur. Aussi à la première étape, nus laissons tomber le schlitt pour prendre une voiture à 4 roues. Etape suivante, le mercredi escale à 5 km de Rhein. Le jeudi 25, nous atteignons Kastenbourg que nous dépassons de 3 ou 4 km pour cantonner dans une grosse ferme. Notre logement fut l'écurie des vaches. Arrêt jusqu'au vendredi 26 à 5H00 du soir. Là nous reprenons la route jusqu'à 3H00 du matin. Nous arrêtons jusqu'à 6H00 du matin dans une autre grosse ferme, et de nouveau dans une écurie. A 6H00, la route jusqu'à 2H00 de l'après-midi, à 6 km de Butesten, le samedi 27, au dessus de Barteinstein. Nous logeons avec 14 camarades le dimanche 28. très mauvaise journée : grand vent et neige. Nous arrivâmes à Steittiners, à 7 km de Lensberg, à 3H00 de l'après midi. Là, nous logeons dans un lager de français jusqu'au 2 février. Départ le dimanche 4 à 6H00 du matin pour arrêter en forêt vers 4H00 de l'après-midi. Nous couchons sur des billots en bois, quelle nuit. Lundi 5, départ à 8H00 du matin pour aller dans une autre forêt. Nous arrivons à 3H00 de l'après midi. Là, nous nous organisons pour dormir. Nous faisons une espèce de cabane avec des branches de sapin. Enfin, nous restons dans cette forêt jusqu'au jeudi 8. Départ à 9H00 du matin, arrivé le soir vers 4H00 dans une grange. Départ le lendemain, vendredi 9, à 9H00 du matin. Arrivée à 5H00 du soir où nous logeons encore dans une grange avec des soldats allemands. Le lendemain, samedi 10, nous trouvons des français travaillant dans cette ferme. Aussi, nous leur demandons une petite place dans leur lager. Nous y restons jusqu'au 18 février à 4H00 du matin où je fus pris par les russes. Le village s'appelait Kildend. Là, nous fumes diriger sur Lencherg. Le 19, nous primes la route en direction de Helchen. Arrivé à 3 km de Holchen, nous revenons à Larnborg.

Hotel - This is a contributing Drupal Theme
Design by WeebPal.