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Recensement

Du dénombrement au recensement

Le premier recensement français date de 1801. Cependant, l‘idée de recenser la population de maison en maison, en consignant la liste des membres de chaque famille, existait de longue date. Mais l'on craignait les réactions de la population qui suspectait le recensement destiné à des fins fiscales ou militaires. Au XVIII e siècle, on préfère se contenter de recensements partiels et localisés pour extrapoler ensuite la population totale du royaume à partir de la technique dite du « multiplicateur ». La méthode du multiplicateur repose sur l'idée qu'il existe des quantités en rapport simple et relativement constant avec la population totale : par exemple, le nombre de maisons, de familles, ou d'hommes en âge de porter les armes ; ou encore les naissances, les décès, les mariages survenus pendant une année. Pour passer de cet indicateur à la population, il suffit de connaître le rapport existant entre l'un et l'autre et d'effectuer une multiplication. Si l'on sait par exemple qu'il y a en moyenne 5 personnes par maison, et qu'on a dénombré 600 maisons sur un territoire, sa population est estimée à 600 multiplié par 5, soit 3 000 habitants. On avait établi aux XVII e et XVIII e siècles qu'un territoire de 25 habitants connaissait en moyenne une naissance par an. Il suffisait donc de multiplier le nombre annuel de naissances observé dans un territoire donné par 25 pour obtenir la population totale. On préférait aux XVII e et XVIII e siècles le multiplicateur au recensement parce que ce dernier, outre les réactions des habitants, soulevait plusieurs objections techniques. On le jugeait peu économique en temps, en argent et en hommes. Et, de plus, trop imprécis.

 

 

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