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Contrat de mariage Claude DELACOURT et Marie Catherine BOURSIEZ : 21-09-1690 [2E26-96]

Du vingt et unième jour du mois de septembre 1690

Furent présents et comparurent en leur personne, Claude Delacourt, jeune fils accompagné de Jeanne Wasselart sa belle-mère, de Philippe Delebart son cousin, de Noël Leduc son beau-oncle et Michel Malezieu son maître demeurant respectivement à Montigny et Clary d'une part, Marie Catherine Boursiez, jeune fille accompagnée de Urbain son père et de maître Jean Henninot son oncle demeurant audit Montigny d'autre part, et reconnurent iceux être ce jourd'hui assemblés pour contracter certain mariage d'entre ledit Claude Delacourt et icelle Marie Catherine Boursiez, lequel si à Dieu plait et que notre mère la Ste Eglise y consente en icelle se solennisera et en cas que ce présent mariage serait accompli les devises, promesses et conditions s'en suit.

Et premier, pour ce qui est du bien et portement de mariage dudit Claude Delacourt, il a à lui appartenant les parties de terre et jardin ci-après déclarés venus de la succession et hérédité de ses père et mère. Si comme la moitié d'un jardin et maison et la sixième partie de l'autre moitié dudit jardin à partir à l'encontre de ses frères et sœurs, contenant ledit héritage en totalité une boitellée et environ de terre séant audit Montigny, tenant de deux sens au warescaix des seigneurs, abordant sur la place de devant l'église, d'autre sens au coullon demi et au jardin de Valentin Taisne. Item, cinq boitellées de terre labourable tenant de deux sens au marché des Guillermins occupées par Charles Guille, d'autre à dix pintes de Jean Henninot, et à trois mencaudées des héritiers d'Adrien Henninot. Item une demie mencaudée tenant d'une lisière à demi dudit maître Jean Henninot, d'autre lisière à une rasière de Jean Lefebvre et d'un bout au chemin du bois. Et finalement une mencaudée au terroir dudit Claury tenant d'une lisière à une mencaudée dudit Noël Leduc, d'autre sens à une mencaudée et deux pintes de Monsieur Dumont occupée par Henri Bourlet et d'un bout au près de Nicolas Dubois. Item qu'il a encore certaine quantité de blé sec tant de la dépouille qu'il a fait que de son gagnage de l'août dernier. Item que ladite Jeanne Wasselart, sa belle-mère, lui doit et promet payer la somme de vingt florins pour son droit de fourmoture mobilaire assigné par le contrat de mariage de Nicolas son père avec ladite Wasselart.

Et quant à ce que qui est du bien et portement de mariage de ladite Marie Catherine Boursiez, elle a à elle appartenant la cinquième partie de douze mencaudées et demi de terre labourable situées en plusieurs pièces au terroir dudit Montigny et à l'environ, venant de la succession de feu Adrien Henninot et Catherine Leduc ses père-grand et mère-grande, à prendre à partir à l'encontre de ses autres frères et sœurs, dont les abouts et tenants sont assez connus sans en faire ici aucune déclaration ni spécification . Mais comme elle a droit de jouir de sa dite part prestement, il a été convenu qu'en attendant le partage qu'elle en pourra faire ci-après avec ses frères et sœurs, ledit Urbain son père lui cède sa dite part faisant deux mencaudées et demie partie desdites douze mencaudées et demi pour par elle en jouir sitôt ledit mariage accompli. Si comme une mencaudée du côté du Tronquoy tenant en lisière à une mencaudée de Philippotte Telliez, d'autre à une mencaudée dudit Philippe Delebarre et à trois mencaudées de Catherine Godart. Item une mencaudée vers la Bruyère pris en deux tenant d'un sens aux terres de ladite Bruyère, de second sens à une mencaudée prise en trois mencaudées tenant en lisière à une rasière de Nicaise Lamouret, d'un bout aux terres des Guillermins et à trois mencaudées et demi de Baltazar Montay. Item qu'elle a encore de la même succession pour en jouir prestement la juste moitié d'un jardin et héritage contenant cinq boitellées et deux pintes de terre arquées d'arbres fruitiers séant audit Montigny à prendre à l'encontre d'Anne Boursiez sa sœur pour l'autre moitié.

Et comme lesdits futurs mariants pour leur plus grande commodité, il y veut faire bâtir une maison et autres édifices sur la part d'icelle Marie Catherine, pourquoi il en a été fait le partage ce jourd'hui. A cet effet, les parties se sont exprès transportées sur ledit lieu, savoir ledit maître Jean Henninot au nom et se portant fort pour ladite Anne Boursiez sa nièce, et ledit Urbain au nom de ladite Marie Catherine sa fille, accompagnés desdits autres comparants dessus nommés, qu'ils ont le tout considéré possible, ils ont jeté lots sur lesdites deux parts et fait ledit partage. Savoir ladite Marie Catherine aura sa part et moitié à prendre en lisière au jardin de ladite Philippotte Tellier, d'autre à l'autre moitié et des deux bouts au warescaix des seigneurs. Et la part et moitié de ladite Anne à prendre du côté d'en haut tenant en lisière à la partie et moitié ci-devant déclarée, d'autre au jardin de Guillaume … et Pierre Allart et des deux deux bouts les mêmes que la moitié précédente. A condition d'avoir autant d'issues l'un que l'autre sur la ruelle de devant menant à l'église et de livrer passage l'un à l'autre. Savoir de la part d'en bas pour aller au … qui est en haut dans ladite rue et de ladite part d'en haut pour aller à ladite église. Selon et conformément comme il est encore déclaré par le testament des feux père-grand et mère-grande, à condition aussi que ladite Marie Catherine aura et devra prendre librement six frênes qui sont à une bottée à la haie du bois sur la part de ladite Anne sa sœur et ce pour et en considération de l'égalité desdites parts. Et comme aussi il se trouve qu'il a quelques matériaux en ladite part d'en bas, pour quoi ladite Marie Catherine devra payer à ladite Anne sa sœur la somme de cinq florins et ce pour mieux vaille.

Item que ledit Urbain Boursiez son père lui doit et promet payer la somme de seize florins qui est sa part de la fourmoture mobiliaire qu'il lui avait assigné contractant son second mariage avec Marie Lecardé. Item que ledit maître Jean Henninot son dit oncle lui doit et promet lui payer aussi la somme de vingt florins et quatre mencauds de blé qu'il a été chargé par certaine ordonnance faite par ses père et mère.

Item qu'il a été devisé et accordé entre lesdites parties que le dernier vivant desdits deux futurs mariants à hoir et sans hoir demeurera en tous biens meubles et action mobiliaire trouvé en leur communauté aux charges des dettes, obsèques et funérailles, sauf et réserve que s'il advenait que l'un ou l'autre desdits futurs mariants viendrait à décéder sans hoirs de ce dit mariage, les amis et plus prochains parents dudit décédé seront libres de reprendre franchement une des plus principales pièces d'habillement qu'elle aura servi à son chef et corps sans aucune charge desdites dettes. A toutes les devises, promesses et conditions ci-dessus dites, lesdites parties ont promis tenir, entretenir, fournir et accomplir sans y contrevenir par les foi et serment de leurs personnes, sous l'obligation de leurs biens présents et futurs sur trente pattars de peine à donner & renonçant &. Fait et passé audit Montigny par devant le notaire soussigné et en présence desdits parents et amis dénommés au préambule de ceste le jour, mois et an que dessus.

Suivent les marques et signatures de Claude Delacourt, Noël Leduc, Jeanne Wasselart, Marie Catherine Boursiez, Philippe Delebarre, Michel Malezieu, Jean Henninot, Urbain Boursiez.

 

 

 

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