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Vente de Martin Hutin et Jeanne Lequien + Martine Dujonquoy à Guislain Laman et Martine Felix : 02.04.1635 [E2465/13]

Lettre faisant mention de l'achat de trois boitellées de terre et de six pintes fait par Guislain Laman et Martine Félix sa femme conjoints à Martin Hutin et Antoinette Lequien sa femme conjoints et à Martine Du Jonquoy jeune fille à marier.

Sachent tous présent et à venir que par devant honorable homme et sage Servais Bricout, mayeur suffisamment commis, institué et établi de et en toute la ville, terre, juridiction et seigneurie de Cattenières, appendances et dépendances d'icelle et en la présence de Jacques Gransard, Philippe Hutin, Baltazar Lesage et Georges Hégo, échevins de ladite seigneurie, vinrent et comparurent en leurs personnes Martin Hutin et Antoinette Lequien sa femme, conjoints demeurant audit Cattenières, lesquels de leur bon gré, pure, franche et libérale volonté, de leur vraie et certaine science, sans aucune contrainte, induction ou séduction, mêmement ladite femme quant à ce de son dit mari suffisamment et agréablement autorisée, dirent, reconnurent et libéralement confessèrent que pour leur plus grand profit faire, pieux marché éviter et meilleur faire, parmi et moyennant le prix et somme de cent dix florins carolus qu'ils ont confessé avoir eus et reçus comptant de Guislain Laman et Martine Felix sa femme, conjoints demeurant audit Cattenières et dont ils s'en sont tenus pour contents et bien payés en quittant lesdits Guislain Laman et sa dite femme et tous ceux à qui quittance appartient. A cette cause, ils avaient et ont bien justement léamment et sans fraude, perpétuellement et à toujours, audit Guislain et sa dite femme, lesquels présents comparants avoir accepté d'eux le nombre et quantité de trois boitellées de terre labourable en une pièce sise au terroir dudit Cattenières tenant d'une part à six pintes de Martine Du Jonquoy, d'autre à trois boitellées des veuve et hoirs de Philippe Hutin, à une mencaudée deux pintes des veuve et hoirs de Nicolas Leprêtre, et à vingt mencaudées de Notre Dame, ainsi que le tout se comporte et extend dans rien excepter, retenir ni mettre hors.

Pour lequel vendage conduire et demeurer valable, être tenu ferme et stable, sortir son pur et entier effet, perpétuellement et à toujours, lesdits comparants vendeurs de leur bon gré, ladite femme de l'autorité que dessus, mirent, werpirent et rapportèrent lesdits trois boitellées de terre dessus déclarées en la main dudit mayeur comme en main de seigneur et de justice présents lesdits échevins bien suffisamment et à loi, et s'en sont dessaisis et déshérités, par verge et bâton, et y ont renoncé une fois, seconde et tierce, perpétuellement et à toujours, pour lesdits acheteurs en adhériter et mettre en bonne possession et saisine. Si promirent à garantir cette présente vente envers et contre tous de tous troubles et empêchements quelconques jusqu'aux dires des juges, aux charges des servitudes et redevances anciennes que lesdites trois boitellées de terre doivent et peuvent devoir tant seulement et sans nuls autres empêchements, si comme ils jurèrent et affirmèrent par leur serment. Et puis desdites trois boitellées de terre devant déclarées furent et ont été lesdits acheteurs, à leurs prière et requête, par la main dudit mayeur comme par main de seigneur et de justice et par l'enseignement desdits échevins bien suffisamment et à loi, entièrement adhérités, saisis, vêtus et mis en bonne possession et saisine pour par eux et leurs hoirs en jouir, user et posséder perpétuellement et à toujours. Et pour après leur deux décès et trépas advenus et non devant, être compter et appartenir à tous les enfants procréés de leurs deux chairs à répartir entre eux également autant à l'un comme à l'autre, en tant qu'autrement … conjointement ensemble ils n'en feraient, ordonneraient ou disposeraient. Dont et de quoi faire ils en ont retenu la puissance et faculté. Si furent tous conjurements et jugements, faits tous droits seigneuriaux et autres pour ce dus payés, et toutes solennités observées en manière accoutumée. Ce fut ainsi fait et passé audit Cattenières le deuxième jour du mois d'avril an seize cent trente cinq.

Ledit jour, mois et an par devant lesdits mayeur et échevins prénommés, vint et comparut en sa personne Martine Du Jonquoy jeune fille à marier demeurant audit Cattenières mais suffisamment âgée pour faire et passer ce qu'il s'en suit, laquelle de son bon gré, sans contrainte, induction ou séduction, dit, reconnut et confessa que parmi la somme de quarante florins carolus qu'elle a confessé avoir eu et reçu dudit Guislain Laman et sa dite femme, conjoints demeurant audit Cattenières, et dont elle s'en est tenue pour contente et bien payée. A cette cause elle avait et a vendu audit Guislain Laman et sa dite femme le nombre de six pintes de terre labourable en une pièce sise au terroir dudit Cattenières tenant aux trois boitellées ce jourd'hui achetées par ledit Guislain Laman et sa dite femme, aux vingt mencaudées de Notre Dame occupées à cense par Jean Bricout et à ladite mencaudée deux pintes desdits veuve et hoirs de Nicolas Leprêtre, ainsi que le tout se comporte et extend sans y rien réserver.

Pour laquelle vente valoir elle s'en est dessaisie et déshéritée en manière accoutumée, promettant garantir cette présente vente aux charges tant seulement lesdites six pintes de terre doivent et peuvent devoir à prendre devoir. Et puis desdites six pintes de terre lesdits acheteurs en furent adhérités pour par eux et leurs hoirs en jouir à toujours et pour appartenir … en tant qu'autres ils n'en disposeraient. De quoi faire ils en ont et retiennent la faculté. Ce fut ainsi fait et passé audit Cattenières ledit deuxième jour du mois d'avril an seize cent trente cinq.

Commentaires

La parcelle vendue par Martin jouxte celle de la veuve de Philippe Hutin. Ce dernier ne peut être que le frère de Martin, à savoir Philippe Hutin époux de Jeanne De Saint Obert.
Le terrier de 1669 reprend la parcelle de trois boitellées au numéro 151. Elle est dite avoir appartenu à la veuve de Nicolas Hutin à présent à Pierre Forriere qui est le gendre de Philippe Hutin et Jeanne De St Obert.
Le terrier de 1669 s'appuie sur le terrier précédent qui date de 1613, ce qui explique que la mention de Philippe ne soit pas présente.
Ces recoupements nous assurent que Philippe Hutin époux de Jeanne de St Obert est bien décédé avant le 02 avril 1635.

Par ailleurs est également cité dans cet acte un autre Philippe Hutin, échevin de Cattenières depuis le 21 novembrre 1630. Cet acte nous confirme que ce dernier ne pouvait être l'époux de Jeanne de St Obert. On en déduit donc que cet échevin est le fils de Martin Hutin.

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