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Vente de Jean Pilliez et Antoinette Leroy à Mathieu Lenglet et Michelle Dechy : 22.04.1632 [E2465/13]

Lettre d'achat de la juste moitié d'un jardin contenant deux mencaudées de terre vendu par Jean Pilliez et Antoinette Leroy sa femme à Mathieu Lenglet et Michelle Dechy sa femme. Reçu le 12° jour du mois de mai an 1632, pour le ferme.

Sachent tous présent et à venir que par devant honnête homme et sage Servais Bricout, mayeur suffisamment commis, institué et établi de et en toute la terre, juridiction et seigneurie de Cattenières en Cambrésis, appendances et dépendances d'icelle, et en la présence de Claude Leprêtre, Jacques Gransard, Philippe Hutin, Baltazar Lesage et Georges Hégo, échevins de ladite seigneurie, vinrent et comparurent en leurs personnes Jean Pilliez et Antoinette Leroy sa femme, conjoints demeurant audit Cattenières, lesquels de leur bon gré, pure, franche et libérale volonté, de leur vraie et certaine science, sans aucune contrainte, induction ou séduction, mêmement ladite femme quant à ce de son dit mari suffisamment et agréablement autorisée, dirent, reconnurent et libéralement confessèrent que parmi et moyennant juste prix et léal vendage pour et duquel prix et vendage ils s'en sont tenus pour contents et apaisés, ils avaient et ont vendu bien justement léamment et sans fraude, perpétuellement et à toujours, à Mathieu Lenglet et Michelle Dechy sa femme, conjoints demeurant audit lieu, présents et acceptant, toute la juste moitié de tout un jardin et héritage séant audit Cattenières contenant deux mencaudées de terre ou environ à prendre sur rue et warescaix la moitié de l'issue et le tiers de l'autre moitié et à prendre ladite moitié de jardin au long du jardin de Pierre Cardon et tenant à l'héritage de Bernard Pilliez, à demie mencaudée de la cure dudit lieu, par derrière à douze mencaudées de St Sépulchre, et à la rue et warescaix et à l'opposition de l'église, ainsi que ladite moitié de jardin et héritage avec la moitié d'issue et tiers de l'autre moitié se comporte et extend sans rien excepter, retenir ni mettre hors.

Pour lequel vendage conduire et demeurer valable, être tenu ferme et stable, sortir son plein et entier effet, perpétuellement et à toujours, lesdits comparants vendeurs de leur bon gré, ladite femme de l'autorité que dessus, mirent, werpirent et rapportèrent en la main dudit mayeur comme en main de seigneur et de justice, présents lesdits échevins bien suffisamment et à loi, de toute ladite juste moitié d'un jardin et héritage dessus déclaré et s'en sont dévêtus, dessaisis et déshérités, par verge et par bâton, et y ont renoncé une fois, seconde et tierce à toujours pour ledit Mathieu Lenglet et sa dite femme, acheteurs, en adhériter et mettre en bonne possession et saisine. Si promirent à garantir ce présent vendage envers et contre tous de tous troubles et empêchements quelconques jusqu'au dire des juges, aux charges des servitudes et redevances anciennes de la moitié de douze florins dix pattars de somme rente due par chacun an, tant seulement et sans nuls autres empêchements, si comme ils jurèrent et affirmèrent par leur serment. Et puis de toute ladite juste moitié de jardin et héritage dessus déclaré, furent et ont été lesdits conjoints acheteurs, à leur requête, par les mains dudit mayeur comme par mains de seigneur et de justice présents et par l'enseignement desdits échevins bien suffisamment et à loi, entièrent adhérités, saisis, vêtus et mis en bonne possession et saisine pour par eux en jouir perpétuellement et à toujours et pour après leurs deux décès et trépas advenus et non devant être compté et appartenir à tous les enfants qu'ils ont et avoir pourront procréer de leurs deux chairs à répartir entre iceux également autant à l'un comme à l'autre en tant qu'autrement conjointement ensemble ils n'en feraient, ordonneraient ou disposeraient. Pour et de quoi faire ils en ont retenu la puissance et faculté tant qu'ils vivront. Ce fut ainsi fait et passé audit Cattenière le vingt deuxième jour du mois d'avril an mil six cent trente deux.

Commentaires

Cette parcelle avait été acquise par donation de ses parents le 23 juin 1612

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