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Vente de Simon Vigneron et Barbe Dujonquoy à Vincent Dujonquoy et Magdeleine Leblond : 20.11.1631 [E2465/13]

Lettre d'achat de la troisième partie d'un jardin et héritage fait par Vincent Dujonquoy et Magdeleine Leblon sa femme demeurant à Cattenières. Reçu au ferme le dernier jour de février 1632.

Sachent tous présent et à venir que par devant honnête homme et sage Servais Bricout, à ce jour mayeur suffisamment commis et établi de et en toute la terre, juridiction et seigneurie de Cattenières en Cambrésis, et en la présence de Claude Leprêtre, Baltazar Lesage et Georges Hégo, échevins d'icelle seigneurie, vinrent et comparurent en leurs personnes Simon Vigneron et Barbe Dujonquoy sa femme, conjoints demeurant à Escaudoeuvres, lesquels de leur bon gré, pure, franche et libérale volonté, de leur vraie et certaine science, sans aucune contrainte, induction ou séduction, même ladite femme quant à ce de son dit mari suffisamment et agréablement autorisée, dirent, reconnurent et libéralement confessèrent que parmi et moyennant le prix et somme de vingt huit florins carolus ils ont confessé avoir eus et reçus comptant de Vincent Dujonquoy et Magdeleine Leblon sa femme, conjoints demeurant audit Cattenières et pour eux s'en sont tenus pour contents et bien payés, ils avaient et ont vendu bien justement léamment et sans fraude, perpétuellement et à toujours, audit Vincent Dujonquoy et sa dite femme, lesquels reconnurent avoir acheté en toute la troisième partie de tout un jardin et héritage séant audit Cattenières contenant … de terre tenant ladite troisième partie au long du jardin des veuve et hoirs de Nicolas Leprêtre, d'autre lisière à pareille troisième partie dudit Vincent Dujonquoy, par derrière à onze mencaudées de Melchior Tuboise, et abordant à la rue qui mène dudit Cattenières à Haucourt. Ainsi que ladite troisième partie de jardin et héritage se comporte et extend sans rien en excepter, retenir ni mettre hors.

Pour lequel vendage conduire et demeurer valable, être tenu ferme et stable, sortir son plein et entier effet, perpétuellement et à toujours, lesdits comparants vendeurs de leur bon gré, ladite femme de l'autorité que dessus, mirent, werpirent et rapportèrent toute ladite troisième partie de jardin et héritage en la main dudit mayeur comme en main de seigneur et de justice, présents lesdits échevins bien suffisamment et à loi, et s'en sont dessaisis et déshérités, par verge et bâton, et y ont renoncé une fois, seconde et tierce, à toujours pour lesdits acheteurs en adhériter et mettre en bonne possession et saisine. Si promirent à garantir ce présent vendage envers et contre tous de tous troubles et empêchements quelconques jusqu'au dire des juges, au charges des servitudes et redevances anciennes que ladite troisième partie de jardin et héritage doit et peut devoir tant seulement et sans nuls autres empêchements, si comme ils jurèrent et affirmèrent par leur serment. Et puis de ladite troisième partie de jardin et héritage dessus déclarée furent et ont été lesdits conjoints acheteurs à leur prière et requête, par la main dudit mayeur comme par main de seigneur et de justice et par l'enseignement desdits échevins bien suffisamment et à loi, entièrement adhérité, vêtus et mis en bonne possession et saisine pour par eux et chacun d'eux en jouir, user et posséder, perpétuellement et à toujours, et pour après leurs deux décès et trépas advenus et non devant être comptée et appartenir à tous les enfants qu'ils ont et avoir pourront procréer de leurs deux chairs en léal mariage, à répartir entre iceux également, autant à l'un comme à l'autre, sans autrui y partir en tant qu'autrement ils n'en disposent conjointement ensemble. Dont et de quoi faire ils en ont retenu la puissance et faculté tant qu'ils vivront nonobstant usage, stil et coutume à ce contraire. Si furent tous conjurements et jugements, tous droits pour ce du payés et toutes solennités observées en manière accoutumée. Ce fut fait et passé audit Cattenières le vingtième jour du mois de novembre an mil six trente et un.

Commentaires

On peut raisonnablement supposer que Barbe et Vincent Dujonquoy sont frère et soeur.

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