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Vente de Philippe Bastien et Marguerite Villette à Félix Desourmais et Marie Leduc : 21.11.1630 [E2465/13]

Lettre d'achat de la juste moitié de deux mencaudées trois boitellées de terre ou environ fait par Félix Desourmais et Marie Leduc sa femme, demeurant à Cattenières. Reçu le 15 de janvier an 1631.

Sachent tous présent et à venir que par devant honorable homme et sage Servais Bricout, à ce jour mayeur suffisamment commis et établi de et en toute la terre, juridiction et seigneurie de Cattenières en Cambrésis, et en la présence des échevins de ladie seigneurie ci-après nommé, vinrent et comparurent en leurs personnes Philippe Bastien et Marguerite Villette sa femme, conjoints demeurant à Fontaine au Pire en Cambrésis, lesquels de leur bon gré, pure, franche et libérale volonté, de leur vraie et certaine science, sans aucune contrainte, mêmement ladite femme quant à ce de son dit mari suffisamment et agréablement autorisée, dirent, reconnurent et libéralement confessèrent que pour pieux marché éviter et meilleur faire, que parmi et moyennant certain juste prix et léal vendage dont et duquel prix et vendage ils s'en sont tenus pour contents et apaisés, ils avaient et ont vendu bien justement léamment et sans fraude, à honnêtes personnes Félix De Sourmaire et Marie Leduc sa femme, conjoints demeurant audit Cattenières, lesquels présents reconnurent avoir accepté d'eux au prix de cent florins la mencaudée, toute la juste moitié de deux mencaudées et trois boitellées ou environ de terres labourables en deux pièces sises au terroir dudit Catennières, savoir la moitié d'une rasière prise par indivis à l'encontre de Jacques Lesage, tenant à huit mencaudées de l'abbaye de Saint Sépulchre, à une rasière de Saint Géry, à huit mencaudées de […] et à une mencaudée dudit Saint Géry. Item la moitié de cinq boitellées ou environ à prendre à l'encontre dudit Lesage, tenant à quatre mencaudées de Fontenelle, à neuf boitellées d'Antoine Patin, et à deux tiers de quatre mencaudées occupées à cense par Germain Lenglet, ainsi que ladite juste moitié se comporte et extend sans rien excepter, retenir ni mettre hors.

Pour lequel vendage conduire et demeurer valable, être tenu ferme et stable, sortir son plein et entier effet, perpétuellement et à toujours, lesdits comparants vendeurs de leur bon gré, ladite femme de l'autorité que dessus, mirent, werpirent et rapportèrent en la main dudit mayeur comme en main de seigneur et de justice, présents lesdits échevins bien suffisamment et à loi, ladite juste moitié desdites deux mencaudées et trois boitellées ou environ et s'en sont dessaisis et déshérités, par verge et par bâton, et y ont renoncé une fois, seconde et tierce à toujours pour lesdits acheteurs en adhériter et mettre en bonne possession et saisine. Si promirent et eurent en commun à léamment conduire et garantir paisiblement ce présent vendage envers et contre tous de tous troubles et empêchements quelconques jusqu'au dire des juges, aux charges des servitudes et redevances anciennes que ladite juste moitié desdites deux mencaudées et trois boitellées devant déclarées doivent et peuvent devoir tant seulement et sans nuls autres empêchements, si comme ils jurèrent par leur serment. Et puis de ladite juste moitié desdites deux mencaudées et trois boitellées de terre dessus déclarées, furent et ont été lesdits acheteurs, à leur requête, par la main dudit mayeur comme par mains de seigneur et de justice présents et par l'enseignement desdits échevins bien suffisamment et à loi, entièrent adhérités, vêtus, saisis et mis en bonne possession et saisine pour par eux et chacun d'eux en jouir perpétuellement et à toujours et pour après leurs deux décès et trépas advenus et non devant être compté et appartenir à tous les enfants qu'ils ont et avoir pourront procréer de leurs deux chairs à répartir entre iceux également autant à l'un comme à l'autre en tant qu'autrement conjointement ensemble ils n'en disposent. Dont et de quoi faire ils en ont retenu la puissance et faculté tant qu'ils vivront. Et furent tous conjurements et jugements faits, tous droits pour ce du payés, et toutes solennités observées en manière accoutumée. A ce faire et passer furent présents et spécialement requis et appelés à savoir comme mayeur le dessus nommé Servais Bricout, et comme échevins Claude Leprêtre, Jacques Gransard, Philippe Hutin, Baltazar Lesage et Georges Hégo. Ce fut ainsi fait et passé audit Cattenière le vingt et unième jour de novembre an seize cent trente.

Commentaires

Cet acte permet d'accréditer les parents de Philippe Bastien en raison de l'indivision des parcelles avec Jacques Lesage époux de Catherine Bastien de Fontaine au Pire

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