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Vente de Jean Laloux et Jeanne Leprêtre à Jean Manart et Marie Griffart : 20.02.1642 [E2465/13]

Lettre d'achat de la cinquième partie d'un jardin fait par Jean Manart et Marie Griffart sa femme, conjoints, à Jean Laloux et Jeanne Leprêtre sa femme conjoints. Reçu le 19° en mars 1642, pour le ferme.

Sachent tous présent et à venir que par devant honnête et discrète personne Jacques Gransard, mayeur de la terre et seigneurie de Cattenières en Cambrésis et en la présence de Philippe Hutin, Pierre Villette et Guislain Laman, échevins d'icelle seigneurie, vinrent et comparurent en leurs personnes Jean Laloux et Jeanne Leprêtre sa femme, conjoints demeurant à Ruyaulcourt, pays d'Artois, lesquels de leur bon gré, sans contrainte, induction ou séduction, même ladite femme de son mari autorisée, dirent, reconnurent et libéralement confessèrent que parmi et moyennant le prix et somme de trente cinq florins carolus qu'ils ont confessé avoir eus et reçus comptant de Jean Manart et Marie Griffart sa femme, conjoints demeurant audit Cattenières, et dont ils s'en sont tenus pour contents et bien payés. A cette cause, ils avaient et ont vendu bien justement léamment et sans fraude, perpétuellement et à toujours, audit Jean Manart et sa dite femme, lesquels présents connurent avoir accepté d'eux toute la cinquième partie d'un jardin enclos de haies vives, contenant une mencaudée ou environ, séant audit Cattenières, tenant ladite cinquième partie au reste dudit jardin appartenant aux hoirs de Gilles Fiévet, à quatre mencaudées de Messieurs du Chapitre de Notre Dame, à une mencaudée […] et au chemin qui mène au marais Bernard, ainsi que ladite cinquième partie se comporte et extend sans aucune réservation.

Pour laquelle vente valider et sortir effet à toujours, lesdits comparants conjoints vendeurs, de leur bon gré, ladite femme de l'autorité que dessus, mirent, werpirent et rapportèrent ladite cinquième partie de jardin et héritage dessus déclarée en la main dudit mayeur comme en main de seigneur et de justice présents, lesdits échevins bien suffisamment et à loi, et s'en sont dessaisis et déshérités, par verge et par bâton, et y ont renoncé une fois, seconde et tierce à toujours, pour lesdits accepteurs en adhériter et mettre en bonne possession et saisine. Si promirent à garantir cette présente vente envers et contre tous de tous troubles et empêchements quelconques jusqu'aux dires des juges aux charges des servitudes et redevances anciennes que ladite cinquième partie de jardin doit et peut devoir, tant seulement et sans nuls autres empêchements, si comme ils jurèrent et affirmèrent par leur serment. Et puis de ladite cinquième partie de jardin et héritage prédéclarée, furent et ont été lesdits acheteurs, par la main dudit mayeur comme par main de seigneur et de justice présents et par l'enseignement desdits échevins bien suffisamment et à loi, adhérités, saisis, vêtus et mis en bonne possession et saisine pour par eux et leurs hoirs en jouir, user et posséder perpétuellement et à toujours, et pour après leurs deux décès et trépas advenus et non devant être compté et appartenir à tous les enfants qu'ils ont et avoir pourront procréés de leurs deux chairs à répartir également entre eux, autant à l'un comme à l'autre, en tant qu'autrement dûment conjointement ensemble ils n'en disposent, de quoi faire ils ont retenu la puissance et autorité. Si furent tous conjurements et jugements faits, tous droits pour ce du payés et toutes solennités observées en la manière accoutumée. Ce fut ainsi fait et passé en la ville de Cambrai sous le pouvoir de Messieurs du Chapitre le vingtième jour de février an mil six cent quarante deux.

Suivent les signatures de Jacques Gransard, Philippe Hutin, Baltazar Lesage et Guislain Laman.

Commentaires

Il est à peu près certain que la parcelle, citée dans cette acte, est détenue depuis trois générations par Jeanne Leprêtre. Dès 1590, on retrouve cette parcelle dans les mains de la veuve de Jaspart Guillebaut.

Le 22 janvier 1609, Jean Leprêtre alors marié à Marie Leblond, reçoit par donation de sa mère Apolinne Guillebaut, la cinquième partie partie d'un jardin d'une mencaudée. Appoline est nécessairement l'héritière de la parcelle détenue auparavant par Jaspart Guillebaut.

On sait que le 19 mars 1615, Jean Leprêtre est déjà mort, ce qui n'est pas le cas de son épouse. Marie Leblond a sans doute conservé l'usufruit de ce jardin qui est revenu à sa descendance par la suite.

Le 20 février 1642, on apprend que cette même parcelle est vendue par Jean Laloux et Jeanne Leprêtre. Le couple vit alors à Ruyaulcourt où Jeanne Lepretre a élu domicile après son mariage.

Jeanne Leprêtre, épouse de Jean Laloux, est donc très probablement la fille de Jean Lepretre et Marie Leblond.

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